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Système immunitaire : comment votre corps vous protège-t-il ?

Votre système immunitaire a plus d’un tour dans son sac !  

Et oui : vos défenses immunitaires ne reposent pas sur un seul mécanisme. Elles s’organisent autour de 3 lignes de défense impressionnantes :  

• Empêcher les intrus d’entrer,  

• Réagir vite,  

• Fabriquer des défenseurs sur-mesure.  

Qu’est-ce que le système immunitaire ?  

Le système immunitaire est la défense naturelle de votre organisme face à tout ce qui pourrait vous rendre malade. Quand vous ne vous sentez pas bien, c’est souvent le signe que vos défenses immunitaires se sont mises en action¹. Et ce n’est pas “un” organe : c’est un réseau très organisé d’organes, de globules blancs, d’anticorps et de substances chimiques¹.  

Son rôle principal est de¹ :  

• Combattre et éliminer tout ce qui cherche à entrer dans votre corps et à vous rendre malade.  

• Reconnaître et neutraliser des substances potentiellement nocives dans votre environnement.  

• Lutter contre des changements cellulaires indésirables pouvant survenir dans l’organisme.  

Les 3 lignes de défense : comment votre corps vous protège  

On résume souvent la protection de l’organisme par trois lignes de défense².  

1) Stopper les intrus : les barrières physiques  

Votre première couche de protection, ce sont vos barrières physiques, qui aident à empêcher les “indésirables” d’atteindre la circulation sanguine. Elles incluent notamment :  

• La peau : elle agit comme un bouclier entre “l’intérieur” de votre corps et le monde extérieur³.  

• Les muqueuses (membranes muqueuses) : elles tapissent de nombreuses surfaces internes exposées (bouche, nez, paupières, trachée, poumons, estomac, intestin) et produisent du mucus.  

Leur mission : piéger des substances et éviter qu’elles n’atteignent des tissus plus profonds³.  

• Le GALT (Gut-Associated Lymphoid Tissue) : en français, on parle de tissu lymphoïde associé à l’intestin. Situé au niveau de la paroi intestinale et souvent décrit comme le plus grand organe de protection de l’organisme, il constituerait une barrière majeure représentant environ 70% des cellules de défense⁴. Ces cellules “contrôlent” ce qui entre via l’alimentation et les bactéries, identifient et éliminent ce qui n’est pas souhaité⁴.  

2) Repérer l’intrus et réagir vite : l’immunité innée  

Si quelque chose franchit les barrières physiques, votre deuxième ligne de défense prend le relais : l’immunité innée². Elle agit rapidement et de façon non spécifique, directement au point d’entrée de l’intrus⁵, en activant différents types de globules blancs, par exemple :  

• Neutrophiles : ils repèrent, détectent et “engloutissent” des cellules indésirables via la phagocytose⁶ 

• Macrophages : eux aussi phagocytent des cellules indésirables. Selon les besoins, ils peuvent aussi libérer de petites protéines appelées cytokines, qui aident à réguler l’intensité de symptômes généraux comme rougeur cutanée, mal de gorge, nez qui coule, toux, douleurs corporelles⁷.  

• Cellules dendritiques : elles capturent, traitent et présentent l’intrus aux lymphocytes T (voir 3e ligne)⁸, et participent aussi au “nettoyage” des débris après la réponse immunitaire⁸.  

3) Fabriquer des anticorps sur-mesure : l’immunité adaptative  

Si l’immunité innée ne suffit pas à stopper l’intrus, la troisième ligne prend le relais : l’immunité adaptative. Elle se construit au fil du temps grâce à l’expérience (infections passées) et via les immunisations/vaccins : votre corps apprend à reconnaître des intrus spécifiques et produit des anticorps personnalisés pour les neutraliser.  

Cette précision a un “coût” : contrairement à l’immunité innée, l’immunité adaptative est plus lente à démarrer⁹.  

Deux types de globules blancs sont essentiels ici :  

• Lymphocytes T : ils activent d’autres cellules de l’immunité adaptative et participent à détecter et neutraliser les intrus. Certains deviennent des cellules mémoire, capables d’accélérer la réponse lors d’une nouvelle exposition au même intrus⁹.  

• Lymphocytes B : stimulés par les lymphocytes T, ils produisent l’anticorps exact nécessaire.  

Certains deviennent également des cellules mémoire, permettant une réaction plus rapide lors des expositions suivantes⁹.  

En clair : vos défenses immunitaires fonctionnent comme une équipe à trois niveaux — barrière, réaction express, puis réponse ciblée. Et plus vous comprenez comment elles travaillent, plus vous pouvez adopter des habitudes qui les soutiennent au quotidien. Prendre soin de vos défenses immunitaires, c’est un geste simple pour soutenir votre force intérieure au quotidien ! 

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Références

1 Sadeghalvad, M., Mohammadi-Motlagh, H., Rezaei, N., 2022. Structure and Function of the Immune System. Encyclopedia of Infection and Immunity, 1, pp24-38.  

2 Gombart, A., Pierre, A., Maggini, S., 2020. Nutrients. 12(1), 236  

3 McDonald, D., Levy, O., 2019. Innate Immunity. Clinical Immunology, 5, pp39-53  

4 Takiishi, T., Fenero, CIM., Câmara NOS., 2017. Intestinal barrier and gut microbiota: Shaping our immune responses throughout life. Tissue Barriers. 5(4).  

5 Munz, C., 2014. Regulation of innate immunity by the molecular machinery of macroautophagy. Cellular Microbiology, 16(11), pp1627-1636.  

6 Rosales, C., 2018. Frontiers in Physiology. 9(113)  

7 Kozicky, L., Sly. L., 2015, Phosphatase regulation of macrophage activation. Seminars in Immunology. 27(4), pp276-285.  

8 Scalavino, V., Liso, M., Serino, G., 2020, Role of microRNAs in the Regulation of Dendritic Cell Generation and Function. International Journal of Molecular Science. 21(4) pp13-19

9 Sun, H., Sun, C., Tian, Z. (2017). The Adaptive Immunity. In: Gao, XH., Chen, HD. (eds) Practical Immunodermatology. Springer, Dordrecht.